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VAN GOGH, PICASSO, KANDINSKY…

Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur

du 29 juin au 25 novembre 2012
tous les jours de 9 heures à 19 heures

La grande exposition d’été de la Fondation Pierre Gianadda est consacrée à une des plus importantes collections privées européennes appartenant aux très discrets Werner et Gabrielle Merzbacher. Depuis des décennies, ce couple suisse rassemble des oeuvres qui traduisent son intérêt exclusif pour la couleur. Pendant longtemps, cette collection a été un secret bien gardé. Mais en 1998, les Merzbacher ont accepté de montrer leur collection au Musée d’Israël à Jerusalem pour les cinquante ans de l’Etat d’Israël. La Fondation Pierre Gianadda est la première fondation privée à accueillir la collection Merzbacher.

Avec plus de cent oeuvres de quelque cinquante artistes, parmi les plus importants de la du XIXe et du XXe siècles, cette exposition documente d’une façons exhaustive l’évolution de cette partie de l’art moderne.


Il y a trente ans que Léonard Gianadda et Werner Merzbacher se connaissent, Presque depuis les débuts de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny. Léonard a été longtemps demandeur, Werner Merzbacher souvent prêteur. Une estime et une confiance réciproque ont rendu cette exposition non seulement possible, mais presque naturelle.

Une enfance massacrée et sa rédemption pour l’art. Peut-on faire ce raccourci en parlant de Werner Merzbacher et de la collection qu’il a rassemblée avec sa femme Gabrielle ? Chacune de ces peintures pourrait être un antidote à la tristesse et à la dépression, un hymne à la joie de vivre. Les œuvres de la collection Mezbacher traduisent une passion pour la couleur et sa puissance lyrique.

Werner et Gabrielle Merzbacher rassemblent depuis plus de soixante ans les chefs-d’œuvre des mouvements qui ont libéré la couleur, le Fauvisme, l’abstraction, l’Expressionnisme. La collection fait une large place à Derain, Matisse, Kandinksy, des peintres qui ont fait changer la couleur.

Tout a commencé avec un noyau d’œuvres de très haute qualité réunies par les parents de Gabrielle Mayer autour de Picasso, Matisse, Van Gogh. Frappés au cœur par ces peintures, Werner Merzbacher, épaulé par sa femme Gabrielle, ‘est plongé avec passion dans le monde de l’art et des galeries…. Pour ne plus en ressortir.

Werner Merzbacher a une double réputation : celle d’acheter des œuvres en se laissant guider par son instinct, et d’avoir des coups de cœur durables et solides. Ceux qui le connaissant décrivent un homme d’une extrême vivacité et d’un goût très affirmé. Une très rare conjonction de circonstances, financières, historiques et personnelles, ont permis que la collection Merzbacher soit devenue pour les historiens de l’art ce petit miracle, une des meilleures collections au monde.

Werner Merzbacher est né en 1928 en Allemagne du sud. Son père, médecin, organise son départ en Suisse après la Nuit de Cristal, en novembre 1938, après laquelle les enfants juifs sont notamment interdits d’école. Enfant réfugié, Werner est placé dans une famille zurichoise. Ses parents ne réussissent pas à s’enfuir. Déportés, ils mourront à Auschwitz. En 1949, Werner Merzbacher obtient une bourse et émigre aux USA.

Là-bas, il épouse Gabrielle Mayer. Après un séjour en Alaska, où Werner Merzbacher fait son service militaire, le couple revient à New-York.

Werner entre dans le commerce de fourrure de son beau-père. Les trois enfants du couple naissent aux Etats-Unis. En 1964, la famille décide de revenir s’installer en Suisse, dans la région de Zurich où Werner avait vécu pendant la guerre et où Gabrielle est née. Werner Merzbacher devient le premier partenaire, puis en 1989, le seul propriétaire de l’entreprise Mayer and Cie AG.

Les Merzbacher ont formé leur goût dans les années 1960, en fréquentant les galeries new-yorkaises. Au début, ils achètent de la peinture mexicaine ou italienne, dans la veine du réalisme social. A la fin des années 1960, ils se tournent vers Vlaminck, Toulouse Lautrec, Friesz, mais aussi Monet, Sisley. Ils comprennent qu’ils sont attirés vers la couleur pure, sans savoir vraiment encore quelle est leur période préférée. L’achat de leur premier Schmidt-Rottluff est un tournant important. A partir de ce moment, le couple met en place une vraie stratégie d’achat des meilleures œuvres fauves et expressionnistes.

La plupart des peintures acquises par le couple sont considérées aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre dignes des plus grands musées. Quelques-uns de meilleurs artistes de la fin XIXe et du début du XXe siècle sont documentés en profondeur, avec plusieurs œuvres qui s’intéressent aux différents aspects de leur travail.

Pendant longtemps, cette collection a été un secret bien gardé. Mais en 1998, les Merzbacher ont accepté de montrer leur collection au Musée d’Isarël à Jérusalem pour les cinquante ans de l’état d’Israël. Depuis lors la collection a été présentée au Japon en 2001, à Londres en 2002, à Zurich en 2006, au Louisiana Museum of Modern Art en 2010.

La Fondation Pierre Gianadda est la première fondation privée à accueillir la collection Merzbacher.

Véronique Ribordy

Le comissariat de l’exposition est assuré par Jean-Louis Prat.

Le catalogue de l’exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky... Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur. reproduit en couleurs toutes les œuvres exposées.

L'exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky...
Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur.
la Collection Franck
le Parc de sculptures
le Musée gallo-romain et
le Musée de l'automobile


sont ouverts tous les jours
de 9 h à 19 h
du 29 juin au 25 novembre 2012

Partenaire principal de la Fondation Pierre Gianadda

Exposition Henri Cartier-Bresson

La collection de Sam, Lilette et Sébastien Szafran

Quelques photographies issues de la collection Szafran, sont présentées dans l’exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky… Le mythe de la couleur. Collection Merzbacher à la Fondation Pierre Gianadda, du 29 juin au 25 novembre, dans la galerie du Foyer. On y découvre, les portraits de Matisse, Picasso, Bonnard, Ernst, Braque, Calder et Szafran, croqués par Henri Cartier-Bresson.

Hommage à l’absente

Photographies de Léonard Gianadda dédiées à son épouse Annette

Le 8 décembre 2011, Annette Gianadda s’est éteinte, entourée de Léonard et de leurs enfants, François et Olivier. En hommage à celle qui a été la grande rencontre de Léonard Gianadda et un pilier aussi discret qu’essentiel de ses activités, une série de portraits effectués entre 1957 et 1961 est présentée à la Fondation Pierre Gianadda, dans la galerie du Foyer.
La première rencontre a lieu le 25 février 1957, au bureau de l’Association des Intérêts de Lausanne (ADIL), où Annette travaille. Léonard y vient présenter et, il l’espère, vendre les photographies de Georges Simenon qu’il a suivi durant tout un après-midi à travers Lausanne. L’histoire ne retient pas le nombre exact de clichés acquis par la Ville mais bien que Léonard et Annette se sont trouvés ; et ne se sont plus quittés. La secrétaire de l’ADIL est tout autant enthousiasmée par le photographe que par ses images. C’est à un tel point réciproque que le lendemain déjà, Léonard photographie Annette et une amie dans sa chambre d’étudiant aux murs tapissés de photographies de voyage.
Dès lors, les portraits de la fiancée puis de la jeune épouse s’intercalent avec régularité entre les grands reportages effectués sur les cinq continents.
Le 14 octobre 1961, dans une petite église de Lutry, Annette et Léonard se disent oui pour la vie. Le mariage est suivi d’un voyage de noces hors normes : quatre mois aux Amériques, un billet d’avion de quinze mètres, aussi haut que le premier immeuble construit par l’ingénieur-architecte à Martigny. Les deux tourtereaux commencent leur périple aux Etats-Unis, puis, d’escales en escales, ils visitent le Mexique et le Yucatan, avec ses célèbres pyramides tronquées, la région d’Atitlan au Guatemala, le canal du Panama, l’Equateur, Cuzco et Lima au Pérou, La Paz en Bolivie, Rio et Brasilia au Brésil, les Antilles… Le retour se fait par les Etats-Unis.
Annette est omniprésente dans les trois albums de photographies qu’ils constituent au retour. Pour différencier les trois volumes, ils choisissent des titres mnémotechniques qui disent tout : honey – moon – trip (miel, lune, voyage).
Jean-Henry Papilloud


au Vieil Arsenal de la Fondation

André Raboud et Pierre Zufferey

du 20 septembre au 21 octobre 2012, tous les jours de 10h00 à 18h00.

Pour la cinquième année consécutive, le Vieil Arsenal accueille en automne des artistes de la scène artistique suisse romande. Cette année le sculpteur André Raboud et le peintre Pierre Zufferey présentent, comme une suite à leur exposition Nuit Blanche de São Paulo, leurs toute dernières créations.

Le travail d’André Raboud est profondément marqué par la connaissance et le respect du matériau qu’il utilise. Passant de la cassure abrupte à la finesse absolue, avec maîtrise et légèreté, il insuffle à la pierre ce sentiment d’éternité qui lui est propre. L’ensemble de ses sculptures, leur construction intime, constituent ainsi une œuvre à la charge symbolique très forte, d’une volonté essentialiste affirmée, d’une capacité émotionnelle soutenue. Un parcours d’artiste jalonné de repères, de rencontres, d’expositions partagées, d’invitations, de publications et d’amitiés. Un parcours empreint de reconnaissance et de générosité, pour son œuvre qui s’impose aujourd’hui par son esthétique, sa symbolique, son authenticité, sa puissance et sa monumentalité.
André Raboud est né le 6 avril 1949 à Strasbourg.
Il vit et travaille à Saint-Triphon dans le Chablais vaudois.


La peinture de Pierre Zufferey est caractérisée par une forme de maniérisme, de raffinement mélancolique, d’intelligence meurtrie, un sentiment instinctif de l’être aux abois, attentif et inquiet, cherchant l’issue. Peu de matière, la fluidité de l’eau, la chaleur des pigments et cette élévation qu’on voudrait infinie. Aqueux et tendus, tout en hauteur, des gestes pour soulever la toile. Des tons sourds, des jaunes sombres, des bruns, des noirs, des gris, se construisent et se parlent. Pierre Zufferey est un peintre, son atelier le prouve, rempli d’assurances et de doutes, les traits rapides et déterminés, la maîtrise de la construction, la plénitude des couleurs, la somptuosité de l’ensemble, la question du tableau toujours renouvelée.
Pierre Zufferey est né le 9 septembre 1969 à Sierre.
Il vit et travaille à Sierre dans le Valais central.

Nicolas Raboud, commissaire de l'exposition
















(c) Photos Magnum




Annette Gianadda, Rio de Janeiro, 1961


Annette dans la chambre de Léonard Gianadda, Lausanne 1957


Lausanne 1957